Posséder une résidence secondaire au bord de la mer reste le rêve de nombreux Français. Le marché des stations balnéaires continue de faire preuve d'une belle résistance, avec des prix en hausse de +0,9 % sur un an contre -0,4 % pour l'ensemble du marché immobilier, cependant les évolutions diffèrent considérablement selon les régions. Certaines stations balnéaires poursuivent leur progression, tandis que d'autres retrouvent davantage de stabilité, offrant de nouvelles opportunités aux acquéreurs.
Des prix globalement stables dans un marché plus dynamique. Alors que le marché immobilier français enregistre un léger recul de -0,4 % sur un an, les stations balnéaires continuent de faire preuve d'une belle résistance. Selon une étude de SeLoger, les prix progressent en moyenne de +0,9 %, confirmant l'attrait toujours intact des biens situés en bord de mer. Cette stabilité s'explique notamment par une demande soutenue, souvent portée par les acquéreurs en quête d'une résidence secondaire, et par une offre qui demeure limitée dans de nombreuses communes du littoral.
Derrière cette moyenne se cachent toutefois des réalités très différentes selon les régions. Certaines côtes poursuivent leur progression, tandis que d'autres connaissent un rééquilibrage après les fortes hausses observées ces dernières années. Plus que jamais, le marché des stations balnéaires se caractérise par des dynamiques locales variées que les acquéreurs auront tout intérêt à étudier avant de concrétiser leur achat.
Des écarts de plus en plus marqués selon les littorauxToutes les façades maritimes n'évoluent pas au même rythme. La Corse enregistre la plus forte progression avec +8,5 % sur un an et un prix moyen de 4 217 €/m², une hausse qui s'explique notamment par un rattrapage après plusieurs années de progression plus modérée. Sur la côte méditerranéenne, la région Provence-Alpes-Côte d'Azur reste la plus onéreuse avec 6 145 €/m² en moyenne et une hausse de +1,6 % sur un an, soit +23,7 % depuis 2019. Par ailleurs, Saint-Jean-Cap-Ferrat reste la station balnéaire la plus chère de France avec 18 047 €/m², devant Ramatuelle (16 135 €/m²) et Saint-Tropez (15 073 €/m²).
À l'inverse, d'autres littoraux offrent encore des opportunités plus accessibles. La Bretagne poursuit sa progression (+1,1 %) et affiche la plus forte hausse cumulée depuis 2019 (+38,5 %), tout en proposant des communes comme Ploéven (2 098 €/m²) ou Landévennec (2 362 €/m²). Le Languedoc-Roussillon demeure quant à lui le littoral le plus abordable avec un prix moyen de 3 961 €/m², malgré une légère progression de +0,4 %. Sur la façade atlantique, les prix évoluent peu (+0,2 %). Ils retrouvent des niveaux proches de ceux de 2021 après une correction de -5,6 %. Enfin, la Manche fait figure d'exception en devenant le seul littoral en baisse, avec un recul de -1,4 % sur un an et un prix moyen de 3 982 €/m².
Quel budget faut-il prévoir pour acheter en bord de mer ?Un même budget vous permettra d'acquérir des biens très différents selon la station choisie. Avec 250 000 €, frais d'agence et de notaire inclus, les écarts sont même parfois spectaculaires. Dans les communes les plus accessibles, ce budget permet d'acquérir un logement spacieux : environ 106 m² à Ploéven, 94 m² à Landévennec ou encore 82 m² à Port-la-Nouvelle et La Palme.
À l'opposé, les stations les plus recherchées offrent une surface bien plus réduite. Avec le même budget, il faut se contenter d'environ 49 m² aux Saintes-Maries-de-la-Mer, 48 m² à Saint-Mandrier-sur-Mer, 41 m² à Palavas-les-Flots, voire 32 m² à l'Île-aux-Moines. Dans les destinations les plus prestigieuses, comme Saint-Jean-Cap-Ferrat, Ramatuelle ou Saint-Tropez, les 250 000 € ne permettent pas toujours d'acquérir à peine 50 m². Une illustration concrète des écarts qui existent aujourd'hui entre les différents marchés du littoral.