Vous envisagez de concrétiser votre projet d’achat immobilier ? Dans un contexte encore un peu tendu, vous êtes sans doute curieux de savoir si c’est vraiment le bon moment pour vous lancer. Bonne nouvelle : les derniers indicateurs du marché montrent des signaux nettement plus encourageants qu’il y a quelques mois. Reprise de l’activité, délais de vente en baisse, prix qui se stabilisent… début 2026 s’ouvre sur des bases plus lisibles et plus favorables aux acheteurs. Faisons un petit tour d’horizon des bonnes nouvelles et des raisons de voir l'avenir avec optimisme…
Un marché qui se remet en marche Depuis l’automne 2025, le marché immobilier montre des signes clairs de reprise. Pour preuve : le volume de compromis signés progresse fortement, avec une hausse de +29 % par rapport au troisième trimestre 2025 et de +42 % sur un an. Toutes les régions profitent de cette dynamique, de la Nouvelle-Aquitaine (+28 %) à l’Île-de-France (+38 %). Dans les grandes métropoles, la tendance est encore plus marquée, notamment à Lyon (+51 %), Paris (+38 %) ou Marseille (+28 %). Ces chiffres traduisent un retour progressif de la demande et des projets qui se concrétisent davantage.
Moins de tension, plus d’équilibre. Autre signal positif : le rééquilibrage progressif entre l’offre et la demande. Le stock de biens à vendre recule de –4 % par rapport au troisième trimestre 2025, avec des baisses encore plus marquées dans certaines régions comme la Provence-Alpes-Côte d’Azur (–6 %). Par ailleurs, les délais de vente se sont nettement améliorés pour atteindre en moyenne 100 jours au niveau national, soit –16 jours en un trimestre, se rapprochant du délai habituel de 90 jours. Dans ce contexte plus fluide, 72 % des agents immobiliers estiment que le marché pourrait rentrer à nouveau dans un « rythme de croisière » .
Du côté des prix aussi, la tendance est à la stabilisation : 0 % d’évolution par rapport au trimestre précédent et +1 % sur un an. Ces chiffres traduisent une certaine maturité, sur un marché moins sujet aux à-coups des récentes années passées.
Une vraie fenêtre d’opportunité pour les acheteurs Le contexte est encore très favorable aux négociations sur les prix. Plus de 80 % des agents estiment que les vendeurs surestiment leur bien, dont 43 % avec un écart de +5 à +10 % et 39 % des biens vendus avec +10 % et plus. Résultat : 60 % des professionnels constatent un durcissement des négociations, favorable aux acheteurs bien préparés.
Parallèlement, la demande se transforme et montre le retour des primo-accédants, qui sont un facteur essentiel pour la dynamique des transactions. Ces premiers acheteurs représentent désormais 30 % des projets (contre 15 % en 2023), confirmant leur rôle central dans la reprise. Les secundo-accédants restent majoritaires (38 %), tandis que les seniors reculent (20 %) et que les investisseurs retrouvent du terrain (12 %). Dans ce marché plus rationnel, les biens nécessitant des travaux restent perçus comme des freins, mais représentent aussi de belles opportunités pour les acquéreurs qui ont bien anticipé le coût des rénovations.