πPrésentisme probabiliste
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Glossaire

Les notions nécessaires, sans jargon inutile

Les définitions sont volontairement courtes. Elles servent à lire les articles et les sources techniques sans confondre intuition, hypothèse, formalisme et résultat établi.

Mode d'emploi

Lire une définition en trois gestes

1. Sens simple

Commencer par l'idée intuitive : de quoi parle-t-on, en une phrase ?

2. Rôle dans le modèle

Voir comment le terme sert à relier présent local, futur ouvert, traces, π ou actualisation.

3. Point de prudence

Vérifier ce que le mot ne veut pas dire : preuve, vérité établie, substance observée ou présent global.

À ne pas confondre

Présent local

Ce n'est pas un présent universel. C'est le lieu situé où un possible devient un fait.

Passé comme traces

Le passé n'agit pas depuis ailleurs. Il agit par ses inscriptions présentes.

Champ des potentialités

C'est le niveau physique visé par l'hypothèse : l'organisation réelle des possibles.

Variable π

C'est l'outil de modélisation proposé pour écrire cette organisation, pas une entité déjà observée.

Présentisme

Position selon laquelle le présent possède un statut ontologique particulier. Dans ce site, il ne s'agit pas d'un présent global absolu, mais d'un présent compris comme actualisation locale.

À lire : articles “expliqué simplement” et “présentisme, éternisme, futur ouvert”.

Futur ouvert

Idée selon laquelle l'avenir n'est pas encore factuel. Dans le modèle, il est structuré par des possibles et des contraintes, pas livré à un hasard sans forme.

À lire : article “Le futur est-il déjà écrit ?”.

Probabilité ontologique

Probabilité comprise comme structure du possible, et pas seulement comme ignorance d'un observateur. Cette lecture doit rester compatible avec la règle de Born en mécanique quantique.

À lire : page sur la probabilité.

Actualisation

Passage d'un possible à un fait présent. Dans le modèle, l'actualisation est locale, reliée à la causalité, et ne doit pas impliquer un signal supraluminique.

À lire : pages lecture et quantique.

Possibilité

Futur accessible depuis un état présent. Les possibilités peuvent être plus ou moins ouvertes, plus ou moins contraintes, et parfois corrélées globalement dans le cas quantique.

Présent

Lieu du fait actualisé. Le site évite de le présenter comme une tranche universelle synchronisée ; le présent est local, inscrit dans le temps propre et les relations causales.

Éternisme

Vision dans laquelle passé, présent et futur appartiennent à un bloc d'espace-temps. Le présentisme probabiliste se construit en tension avec cette image, tout en prenant au sérieux la relativité générale.

Relativité générale

Cadre physique où il n'existe pas de simultanéité absolue globale. Le modèle V2 insiste sur un rythme d'actualisation défini en temps propre, avec une borne locale compatible avec la causalité relativiste.

Mesure quantique

Moment où l'on obtient un résultat observable. Le site la présente comme actualisation d'un possible en fait, sans modifier les contraintes de Born, décohérence et non-signalisation.

Champ des potentialités

Nom donné au niveau physique visé par l'hypothèse : l'organisation réelle des possibles avant leur actualisation. Il ne s'agit pas d'un champ observé directement, mais du niveau que le modèle cherche à rendre pensable.

À lire : variable π et formalisme minimal.

Variable π

π est la variable effective proposée pour modéliser l'ouverture ou la contrainte locale des futurs possibles. Point crucial : ce n'est pas une entité physique déjà observée, ni une variable cachée locale chargée de reproduire les corrélations de Bell.

À lire : page “Variable π”.

Temps propre

Durée mesurée par une horloge physique le long d'une trajectoire. Dans la partie du modèle consacrée au temps, il reste la grandeur opérationnelle de la relativité et n'est pas remplacé par le temps ontologique.

Temps ontologique

Couche proposée dans le modèle : le temps comme densité locale d'actualisation, c'est-à-dire le rythme auquel un présent local se consolide en faits.

À lire : page “Temps ontologique”.

Θ

Facteur local d'actualisation temporelle défini dans le modèle par Θ=dτ_ont/dτ. Il qualifie une densité de devenir, sans remplacer le temps propre relativiste.

Densité de devenir

Manière de dire combien d'actualisation ontologique correspond localement à une durée propre donnée. Le modèle propose de la relier à π par Θ=f(π).

Horloge

Système physique qui mesure le temps propre τ. Dans cette lecture, une horloge peut être relue comme une actualisation stabilisée, mais elle ne mesure pas directement τ_ont.

Flèche du temps

Asymétrie entre futur ouvert, présent actualisé et passé sous forme de traces. Le modèle la résume par possible → actuel → trace.

Absence d'actualisation

Cas limite où aucun fait local ne se consolide. Le modèle l'exprime par A(x)=0 ⇒ dτ_ont=0, à lire comme une affirmation ontologique, pas comme l'arrêt d'une horloge physique.

Rétroaction

Transformation du présent par ses propres traces : un fait actualisé laisse une trace, cette trace modifie le contexte, puis le champ des possibles des actualisations suivantes.

À lire : page “Boucles de rétroaction”.

Trace

Inscription présente d'un fait passé : mémoire, corrélation, configuration physique, enregistrement ou état stabilisé. La trace agit dans le présent, pas depuis un passé encore existant.

Contexte d'actualisation

Ensemble local des conditions qui orientent ce qui peut s'actualiser : environnement, appareil de mesure, mémoire du système, contraintes physiques et information disponible.

Opérateur R

Outil de modélisation proposé pour représenter la rétroaction sur π. Il indique comment traces et contexte peuvent modifier le champ des possibles, sans constituer encore une loi physique complète.

Compatibilité

Dire que le modèle cherche à rester compatible avec la relativité générale et la mécanique quantique ne signifie pas qu'il les dérive déjà. Cela signifie qu'il évite de contredire leurs contraintes centrales.

À lire : page “Compatibilité”.

Non-signalisation

Principe selon lequel les corrélations quantiques ne permettent pas d'envoyer un message plus vite que la lumière. Le modèle doit respecter cette contrainte pour rester compatible avec la physique connue.

Piste d'unification

Ambition du modèle : proposer une lecture commune du temps, de la probabilité, de la gravité et du secteur sombre. Le terme “piste” rappelle que cette unification reste exploratoire.

À lire : page “Unification”.