IMMOBILIER ANCIEN : LES ANNEES DE CONSTRUCTION QUI ONT LA COTE

 IMMOBILIER ANCIEN : LES ANNEES DE CONSTRUCTION QUI ONT LA COTE

Vous avez craqué pour le charme d'une maison ou d'un appartement ancien ? Apprenez aussi à évaluer votre coup de coeur suivant sa période de construction. Il y a des époques plus ou moins favorables et certaines, comme la période d'après-guerre, où l'on construisait souvent vite et pas toujours bien, sont à étudier avec attention. Les années ayant précédé la crise pétrolière peuvent également vous réserver des surprises quant à la consommation d'énergies que vous devrez assumer. Se renseigner sur l'année du bien que vous convoitez peut vous donner de précieuses informations sur les points particuliers qu'il faudra surveiller lors de votre acquisition.

XVe, XVIe et XVIIe siècles : Une élégance pleine de charme.

Souvent installés dans d’anciens hôtels particuliers qui ont été découpés par la suite, les biens datant du XVème, XVIème et XVIIème siècle présentent souvent une élégance pleine de charme mais la fonctionnalité et le confort ne sont pas toujours au rendez-vous. Cheminées, tommettes et plafonds à la française vous offriront une esthétique qui ne manque pas d'agrément. En revanche, attention aux pièces en enfilades pas toujours pratiques à aménager. Les premiers couloirs qui organisent l'habitation apparaissent dans le courant du XVIIIe?siècle.

Milieu XIXème : de grandes surfaces découpées en appartements esthétiques.

La première caractéristique qui saute aux yeux lorsque l'on rentre dans un appartement haussmannien, c'est le volume des pièces. De grandes fenêtres, des halls d'entrée imposants, une belle hauteur sous plafond, les appartements de ce type ont souvent été découpés dans de grandes surfaces. Les murs épais sont un atout et il suffit souvent d'ajouter un double vitrage pour obtenir les performances thermiques des biens modernes. Vérifier l'épaisseur des cloisons les plus récentes, car la découpe des appartements peut s'accompagner d'une isolation phonique parfois approximative.

Fin XIXème : les frivolités de l’Art nouveau

Situés la plupart du temps à Paris ou à Nancy, ces appartements relèvent de ce que l'on appelle l'art nouveau. On y retrouve les caractéristiques des appartements haussmanniens avec l'ajout d'éléments décoratifs qui reprennent des motifs floraux ou inspirés de la nature. La plupart du temps sans ascenseur, (développés à la toute fin du XIXème siècle), ces appartements peuvent être un peu plus difficiles à revendre s'ils sont situés en étage.

L'après-guerre et les années 50 : des biens spacieux et lumineux, faciles à rénover

L'apparition du béton et le développement du secteur de la construction, ont permis de répondre aux besoins nés de l’après-guerre et du pic démographique. Ils ont favorisé le développement d'un urbanisme de masse qui supposait souvent des bâtiments sans charme et des logements trop denses, véritables passoires thermiques et phoniques. Entre 1945 et 1959, les biens immobiliers construits présentent souvent une architecture standardisée et peu élaborée, utilisant des matériaux de qualité standard. Soyez vigilants car ces biens sont souvent mal isolés, thermiquement et phoniquement. En revanche, ce sont souvent des biens spacieux et lumineux et il est assez facile de les rénover ou de réaliser des travaux d'isolation.

Années 60 : l'isolation phonique s'améliore.

La fin des années 1960 et le début des années 1970? s'accompagnent de la disparition graduelle des grands ensembles. Désormais, les immeubles comprennent rarement plus de 80 logements. L’isolation phonique s’améliore mais, pour ce qui est de l'isolation thermique, il faudra encore patienter jusqu'à la crise pétrolière de 1973?! Dans les années 60, on note la disparition des halls, la présence de salles de bains aveugles avec des appartements aux paliers rentrés. Attention à vérifier les charges, car dans ces immeubles où l'on retrouve systématiquement des ascenseurs et des parkings, elles sont souvent plus élevées.

Années 1980 : une qualité de construction renforcée

Avec les années 80, la surface des biens diminue. Les réglementations se multiplient et l'isolation phonique devient une préoccupation systématique. L’isolation thermique est convenable, mais il est difficile de l'augmenter car les matériaux utilisés supportent souvent mal des surisolations par l’extérieur. Pour ce qui est des charges, le chauffage collectif étant plus rare, ce poste est diminué. En revanche, les frais de copropriété peuvent grimper dans ces appartements qui réclament parfois des rénovations de façades, d'huisseries et d'équipements.

Années 2000 : des constructions de qualité.

Ces logements ne manquent pas? d'intérêts: matériaux de qualité, isolations impeccables, terrasses, ascenseurs, parkings, charges sous-contrôle. Les espaces sont fonctionnels, les cuisines souvent ouvertes sur le salon, les accès bien sécurisés. Depuis cinq ans environ, les très nombreux programmes de défiscalisation du début des années 2000 arrivent à échéance, ce qui entraine un afflux important de ce type de biens sur le marché. Sous réserve de faire attention aux détails et aux finitions, il y a donc de belles opportunités pour les acheteurs sur ce type de biens.

Sources de l’article : www.capital.fr