ELECTIONS PRESIDENTIELLES 2017 : QUELS PROGRAMMES POUR L'IMMOBILIER ?

ELECTIONS PRESIDENTIELLES 2017 : QUELS PROGRAMMES POUR L'IMMOBILIER ?

Les candidats à l'élection présidentielle sont en piste pour le dernier sprint ! A droite comme à gauche, les présidentiables ont des projets pour nous et particulièrement en ce qui concerne l'immobilier. Quels sont leurs points de divergence ? Quels sont les programmes des candidats en ce qui concerne le logement et l'immobilier ? Pour vous, La Résidence fait le point.

Chez les principaux candidats à la présidentielle, un seul terrain d'entente sur la future politique du logement : l’abandon de l’objectif des 500.000 mises en chantiers par an. A l'exception de ce point qui fait consensus, de nombreuses divergences sont en cours, notamment sur trois points fondamentaux : les rapports locatifs, la fiscalité dans l'ancien et enfin le logement social.

Les divergences sur les rapports locatifs.

Dans le domaine locatif, le programme des républicains, défendu par François Fillon est favorable aux propriétaires bailleurs, ceux de Benoit Hamon et de Jean-Luc Mélenchon sont plutôt favorables aux locataires. Ainsi le candidat François Fillon veut notamment en finir avec la Loi Alur et avec l'encadrement des loyers. Il souhaite également poursuivre la politique d'incitation à un investissement locatif du type Pinel, et favoriser la création d'un bail homologué à loyer modéré dans l'ancien pour faire le pont entre le logement social et le logement locatif privé. Soutenu par des avantages fiscaux en fonction des loyers pratiqués, ce bail aurait pour ambition de faciliter les procédures d'expulsion tout en réduisant les exigences en termes de demandes de garanties. A gauche, l'objectif est plutôt de renforcer l'encadrement des loyers. Ainsi le représentant du parti socialiste, Benoit Hamon, souhaite généraliser cette mesure à toutes les zones tendues. De son côté, Jean-Luc Mélenchon, veut aller plus loin et propose de faire reculer les loyers de 20% dans les zones tendues.

La politique d'incitation à l'investissement locatif est également largement remise en cause. Pour les tenants du parti socialiste, la loi Pinel est considérée comme budgétivore et nécessite d'être réévaluée avant d'envisager sa poursuite. Ils proposent ainsi un moratoire sur cette loi en attendant d'en redessiner les futurs contours. Jean-Luc Mélenchon, candidat de la France Insoumise, propose quant à lui de supprimer purement et simplement toutes les aides fiscales à l'investissement. Les différentes gauches s'accordant sur une hausse considérable de la taxation actuelle sur les logements vacants. Pour sa part, Emmanuel Macron, adopte une position médiane et propose que l'encadrement des loyers soit évalué avant toute décision sur son éventuelle suppression tout en souhaitant que le dispositif Pinel soit maintenu en état. Quant au Front National, ses propositions ne portent pas ou peu sur ses aspects et se situent plutôt dans la continuité en ce qui concerne l'investissement locatif.

Les points d'achoppement sur la fiscalité dans l'ancien

La fiscalité dans l'ancien est considérée comme trop pesante pour François Fillon. Selon le candidat des Républicains, elle nuit à la fluidité du marché, aussi il souhaite alléger les droits des mutations tout en militant pour un retour à l'exonération des plus-values après 15 ans. Marine Le Pen, candidate du Front National, envisage plutôt de réduire de 20% les droits de mutation. A gauche, la position est très différente, notamment chez Benoit Hamon qui milite pour une taxe progressive sur les hautes transactions immobilières. De son coté, Emmanuel Macron souhaite stabiliser la fiscalité sur les plus-values et transformer l'ISF en un impôt sur la rente foncière, proposant ainsi que l’ISF (Impôt sur la Fortune) soit désormais calculé sur la seule valeur du patrimoine immobilier, en excluant l'ensemble des valeurs mobilières.

Les différents points de vue sur le logement social

En ce qui concerne le logement social, les positions sont là encore très tranchées. C'est à gauche que ce volet est le plus développé. Pour Jean-Luc Mélenchon, il faut plafonner les loyers HLM à 20% des revenus des locataires et mettre en place une sécurité sociale du logement, avec une garantie universelle des loyers. Cette mesure phare du programme de la France Insoumise, vise à créer un mécanisme permettant à la population d'avoir doit à un logement issu du parc social tout au long de sa vie. Jean-Luc Mélenchon propose également la construction d'un parc de 200 000 logements sociaux par an, quand Benoit Hamon ramène ce chiffre à 150 000 en s'engageant également à renforcer les sanctions contre les mairies qui ne respecteraient pas la loi. Marine Le Pen, candidate du Front National, exprime pour sa part son souhait de donner la priorité aux français en matière de logements sociaux sans entrer plus avant dans les détails. De son côté, François Fillon souhaite assurer plus de mouvements au sein du parc social et explore 3 pistes pour y parvenir : la mise en place d'un bail de 6 ans dans les Hlm, l'abaissement du plafond de ressources donnant droit à un logement social, et troisième piste, le déclenchement du surloyer de solidarité dès le plafond dépassé.